8 heures

C’est le temps que j’ai passé hier sur mes travaux de recherche, un jour de congé avec un ciel bleu qui hurlait au lézardage au jardin, ou encore cette pile de linge qui réclamait d’être repassée, et quelque chose de plus fort que tout ça, cette nécessité absolue de chercher encore, de creuser, de ne pas lâcher.

Comment faire comprendre ça aux autres ? Ce besoin incommensurable, cette différence fondamentale entre ceux qui peuvent mettre leur esprit en pause et ceux dont le cerveau refuse obstinément de s’arrêter, condamnés à suivre une idée jusque dans ses moindres tréfonds ? Moi, je ne peux pas me mettre en pause comme d’autres le font. Lorsqu’une idée surgit, il faut que je la suive, et je peux m’y perdre pendant des heures sans les voir passer, happée entièrement, jusqu’à être brutalement rappelée au réel par… l’obligation d’aller chercher les enfants à l’école, par exemple.

J’ai encore supprimé un compte Facebook ! Je sais, je sais… mais non, ce n’est pas de la bipolarité, comme Sheldon, je me suis fait tester ! 😊 (cfr Big Bang Theory). C’est une hypersensibilité qui ne me permet tout simplement pas de vivre dans ce format-là, une agression, une raison supplémentaire de finir en burn-out. Je tire mon chapeau à ceux qui ont la capacité mentale de gérer leur présence sur les réseaux sociaux, ce n’est vraiment pas ma nature.

Alors ça coûtera plus cher, ça prendra plus de temps, mais ce sera à mon rythme, à ma façon, un site où je posterai mes recherches, mes démonstrations, mes vidéos, un espace sans tension, sans le bruit de l’autre côté.


Pourquoi Natacha ?

Je n’ai pas été le chercher bien loin (c’est mon deuxième prénom, caché, enfoui, mais bien présent depuis toute petite) et plus je m’étudie, plus je me dis qu’il attendait son heure. La numérologue que je suis sait à quel point ce petit « h » en plus aurait changé beaucoup de choses, car là où Pascale se perd dans les abysses de la réflexion et se fait marcher dessus, Natacha ose, passe à l’action, sait affirmer sa légitimité.

Alors c’est décidé, ce sera Natacha.


Reste à trouver mon public.

Pas le tout-venant qui ne comprend pas le travail de fou que j’accomplis, mais ceux qui y porteront un réel intérêt, ceux à qui ça sera utile, ceux qui sont en attente de ce travail et de l’aide que je peux apporter. Ils existent, ils cherchent, je ne sais pas encore sous quel format les aider et ils ne savent pas encore que je suis là, mais on va finir par se rencontrer, j’en suis certaine.