Plaisir Solo 🍓

Cet article est pour vous ! Pour vous qui portez la plus grosse part de la structure familiale, souvent seul(e), tout en bossant. Maman solo, papa solo, ou simplement celui ou celle qui gère l’essentiel pendant que la vie continue Ă  tourner Ă  toute vitesse.

Vous vous reconnaissez ? Alors installez-vous, on parle de vous aujourd’hui.

Plaisir solo, pause réconfort maman solo

Il est 17h.

Les devoirs sont faits, ou presque, disons qu’ils sont suffisamment faits pour ce soir. Les enfants sont plutĂ´t calmes, petit miracle qui ne dure jamais très longtemps. Et vous, vous ĂŞtes debout dans votre cuisine, et vous faites quelque chose de rĂ©volutionnaire : vous prenez un moment « câlin » pour vous.


Ce matin, vous vous ĂŞtes levĂ© en pensant aux tartines, aux collations, aux chaussettes introuvables Ă  7h52, Ă  la bouteille d’eau qu’il ne faut surtout pas oublier, au cartable qui pèse trop lourd, et puis vous avez conduit Ă  l’Ă©cole, ĂŞtes allĂ© travailler, avez rĂ©cupĂ©rĂ©, gĂ©rĂ© la prĂ©cieuse collation, supervisĂ© les devoirs, fait rĂ©citer la poĂ©sie… Il vous reste encore Ă  prĂ©parer le souper, payer la facture de l’orthodontiste, sortir les poubelles, laver les cheveux de la plus jeune (ces beaux et longs cheveux qui mettent des plombes Ă  sĂ©cher), trier le linge, faire tourner les blancs ou les noirs mais surtout pas les deux ensemble, repasser ce qu’il faut pour demain pendant qu’ils regardent sagement la tĂ©lĂ© (croisons les doigts), intervenir dans la dispute qui ne manquera finalement pas d’Ă©clater (pas croiser les doigts assez fort), sĂ©cher les larmes, se fâcher pour que le brossage des dents dure plus de 30 secondes et « ouiiii tu sors de ton lit et tu passes Ă  la toilette ! », enfin mettre au lit, câliner, lire une histoire si on en a la force (ou pas d’ailleurs), et puis… redescendre dĂ©barrasser la table, programmer le lave-vaisselle, passer sous la douche, pas de tĂ©lĂ© (j’applique les conseils du p’tit journal holistique qui prĂ©conise le respect des 8h de sommeil… et puis de toute façon je suis claquĂ©(e)! Pas de vie sociale, mais un teint lumineux). Enfin, ramper tant bien que mal jusqu’au lit, oĂą programmer le rĂ©veil du lendemain sera le dernier acte plus ou moins conscient avant de se laisser transporter vers MorphĂ©e. Pour recommencer, demain 5h30 tapante !


Alors, ce moment « câlin », vous avez non seulement le droit de l’habiter, mais vous en avez absolument besoin.


Plaisir Solo, c’est quoi exactement ?

Ce n’est pas tout Ă  fait ce Ă  quoi on pourrait penser au premier abord, mais dans le fond, c’est une vraie forme d’intimitĂ© avec soi-mĂŞme. C’est la camomille qu’on laisse infuser le temps qu’il faut ou le chocolat chaud qu’on se prĂ©pare sans avoir Ă  le partager, c’est l’ajout d’une petite douceur, quelques fraises, un carrĂ© de chocolat, ce petit quelque chose de simple qui dit doucement : « parce que je le vaux bien ».

Le plaisir solo, c’est le câlin qu’on se fait Ă  soi-mĂŞme quand personne d’autre ne peut le faire Ă  votre place.


Mais alors, même en plein régime, on a le droit ?

Non seulement on a le droit, mais c’est aussi toute une stratĂ©gie !

Oui, c’est vrai, la perte de poids, c’est Ă  80% une histoire d’assiette, 20% de mouvement physique… Mais ces 150 petites kilocalories de rĂ©confort Ă  17h ne sont pas un sabotage, elles sont dans le plan, on les prĂ©voit, on les dĂ©compte, on se les rĂ©serve pour le moment oĂą on en a vraiment besoin.

Dans les moments d’action (dans le tourbillon du matin, au volant, au boulot), la tĂŞte est occupĂ©e, c’est un espace oĂą on tient sans effort, alors on n’emporte rien avec soi qui sorte du cadre, on a sa bouteille d’eau et la journĂ©e avance sans la voir dĂ©filer et sans dĂ©rapage. Le danger, lui, arrive Ă  17h, quand la pression retombe d’un coup, quand le corps rĂ©alise qu’il porte tout ça depuis ce matin, quand l’Ă©puisement remonte chercher quelque chose Ă  quoi se raccrocher. Si ce quelque chose n’est pas prĂ©vu, il sera n’importe quoi, en double portion, debout devant le frigo ouvert Ă  21h.

Alors on le prĂ©voit, on le choisit consciemment. Et on ne flanche pas le reste du temps parce qu’on n’a pas besoin de flancher, puisque le rĂ©confort est lĂ , budgetĂ©, mĂ©ritĂ©, au rendez-vous chaque jour Ă  17h.


Votre corps, lui aussi, parle.

Le stress chronique, la charge mentale, cette fatigue Ă  force de tout porter,… font grimper le cortisol, l’hormone qui favorise prĂ©cisĂ©ment le stockage des graisses. Autrement dit, se priver de ce moment de respiration ne fait pas forcĂ©ment maigrir plus vite. Au contraire, si le corps est stressĂ©, sous pression, sans soupape de dĂ©compression, le cortisol monte, le corps stocke, rĂ©clame du sucre pour tenir, s’Ă©puise et sabote le processus de l’intĂ©rieur. S’accorder dix minutes de calme et un vrai plaisir gustatif, c’est aussi faire descendre ce cortisol, et c’est lĂ  que ça devient fascinant…

Votre cerveau libère de la dopamine, cette merveilleuse hormone de la rĂ©compense et de la motivation, celle qui vous donne envie de continuer et de tenir, et aussi de la sĂ©rotonine, ce messager doux du bien-ĂŞtre et de l’apaisement. Vous ne mangez donc plus par faiblesse mais par stratĂ©gie, en vous permettant ce plaisir contrĂ´lĂ©, vous rechargez, biologiquement, pour la suite.


Le choix du plaisir, et le cĂ©rĂ©monial qui va avec…

Un bon carrĂ© de chocolat noir Ă  70% minimum serait le choix le plus intĂ©ressant sur le plan nutritionnel : magnĂ©sium pour le système nerveux, antioxydants, index glycĂ©mique très bas qui ne dĂ©clenche pas le pic d’insuline responsable du stockage. AccompagnĂ© de quelques amandes ou noix, c’est une collation qui tient vraiment et qui ne sabote rien du tout !

Oui, clairement, le chocolat noir c’est mieux, mais si vous voulez votre carrĂ© de blanc, vous le prenez, vous le dĂ©gustez, vous le laissez fondre, vous vous en appropriez toutes les saveurs. Parce qu’attention, le moment est prĂ©cieux, sacrĂ©, il mĂ©rite presque un cĂ©rĂ©monial. Le tĂ©lĂ©phone en mode avion et on le dit haut et fort : « Ce sont mes 5 minutes, mes 10 minutes… Je m’assieds, je ne veux rien entendre, pas de dispute, pas de ‘mamaaaaan’, pas de cri, pas d’interruption, je savoure mon moment de calme, on respecte ! »

Ce n’est pas de l’Ă©goĂŻsme, c’est une frontière saine, parfaitement lĂ©gitime, que vous avez le droit de poser et d’assumer devant vos enfants. Leur expliquer simplement que vous avez besoin d’un moment pour vous, que vous les aimez, et que vous serez de nouveau lĂ  pour eux juste après, c’est leur apprendre quelque chose de prĂ©cieux aussi, le respect de l’espace de l’autre.

La seule nuance, et elle vaut la peine d’ĂŞtre entendue, c’est de ne pas laisser le chocolat blanc devenir le choix privilĂ©giĂ© au quotidien, parce que c’est du sucre raffinĂ©, un index glycĂ©mique Ă©levĂ©, des calories qui en appellent d’autres… Quelques fois par semaine, conscient, savourĂ©, accompagnĂ© d’une poignĂ©e de noix pour en ralentir l’absorption, ça c’est un choix Ă©clairĂ©, pas une faute.


Vous êtes le soleil de votre propre système

Pensez Ă  votre maison comme Ă  un système solaire dont vous ĂŞtes l’Ă©toile centrale. Vos enfants se nourrissent de votre Ă©nergie, et si vous vous Ă©teignez, tout le système vacille, l’atmosphère se tend, et le soir devient encore plus difficile. RĂ©tablir votre propre Ă©quilibre Ă  17h, c’est aussi rĂ©tablir l’Ă©quilibre de la maison.

Et puis posez-vous cette question une seconde : si une personne vous confiait qu’elle Ă©lève ses enfants seule, gère tout, absolument tout, et qu’elle craque Ă  17h devant une tasse de chocolat chaud, est-ce que vous la jugeriez ? Jamais. Alors traitez-vous comme vous traiteriez cette personne. Accordez-vous le droit au rĂ©confort, Ă  la pause, sans la petite voix qui dit que vous auriez dĂ» faire autrement.


Et ces kilos en trop ? Ils partiront…

Peut-ĂŞtre pas en trois mois, peut-ĂŞtre en six, peut-ĂŞtre en neuf. Et alors ? Vous les perdrez en ayant tenu, sans vous dĂ©tester, sans abandonner Ă  mi-chemin parce que vous vous Ă©tiez privĂ©(e) de tout et que c’Ă©tait devenu insupportable. Vous les perdrez lucide, warrior, parce que c’est exactement ce que vous ĂŞtes, un(e) warrior du quotidien, et que les warriors tiennent dans la durĂ©e, pas dans les sprints.

Ce rĂ©confort Ă  17h, ce n’est pas un Ă©cart. C’est ce qui vous permet de tout tenir ❤️


Prenez soin de vous.
Bonne lecture, et bon cheminement vers votre juste… VOUS ! ❤️
Pascaline